Aller au contenu

Métier de façade

Étanchéité

L'étanchéité protège de l'eau les surfaces horizontales ou faiblement inclinées du bâti francilien : toitures-terrasses d'immeubles, terrasses accessibles, balcons. En copropriété, l'infiltration est le désordre le plus fréquent et le plus urgent — elle ruisselle dans les logements situés dessous et attaque le support. Or la quasi-totalité des sinistres ne vient pas de la membrane en partie courante, mais des points singuliers : relevés, évacuations, joints de dilatation, traversées. La restauration consiste d'abord à les localiser, puis à rétablir une étanchéité continue et durable.

Toiture-terrasse moderne : platelage bois et dalles de pierre claire bordés d'un garde-corps vitré, au-dessus de l'étanchéité.

Pathologies

Les altérations courantes

  • Cloquage et soulèvements

    Sous l'effet des UV et de la vapeur d'eau piégée sous le revêtement, la membrane cloque, se soulève et perd son adhérence au support. Ces boursouflures fragilisent l'étanchéité et finissent par se percer.

  • Défaillance des relevés

    Les remontées de membrane contre acrotères, murs et émergences — les relevés — se décollent, se fissurent ou passent sous la hauteur minimale de 15 cm imposée par le DTU 43.1. C'est le premier point d'entrée d'eau d'une terrasse.

  • Engorgement des évacuations et stagnation

    Naissances d'eaux pluviales obstruées, contre-pentes, absence de trop-plein : l'eau stagne au lieu de s'évacuer, sur-sollicite la membrane et s'infiltre par le moindre défaut.

  • Micro-fissuration et vieillissement

    Chocs thermiques, poinçonnement et vieillissement du bitume ou de la résine micro-fissurent et dessèchent la partie courante, qui finit par laisser passer l'eau.

Portrait d'un membre de l'équipe.

Notre parti pris

Une étanchéité ne vaut que par sa continuité : il suffit d'un relevé décollé ou d'une évacuation engorgée pour que toute la terrasse prenne l'eau.

Le protocole

Dans l'ordre, sans brûler d'étape

  1. Diagnostic et recherche de fuiteExamen systématique de la partie courante, des relevés, joints de dilatation, évacuations et traversées. Localisation des infiltrations par test d'arrosage contrôlé, thermographie infrarouge ou détection électronique selon la configuration.
  2. Reprise du support et des pentesSelon l'état : dépose du complexe dégradé jusqu'au support, ou conservation d'un ancien revêtement adhérent servant de sous-couche. Contrôle et reprise du support maçonné et des formes de pente (DTU 20.12).
  3. Traitement des points singuliersRéfection des relevés à la hauteur réglementaire, des naissances et trop-pleins d'eaux pluviales, des joints de dilatation et des raccords aux émergences — là où naît la plupart des sinistres.
  4. Pose du revêtement d'étanchéitéMise en œuvre du complexe adapté : membrane bitumineuse soudée en bicouche, membrane synthétique, ou système d'étanchéité liquide (SEL) sur les balcons et petites surfaces, avec recouvrements et pontages conformes.
  5. Protection et contrôleProtection éventuelle (autoprotection, gravillons, dalles sur plots), remise en état des évacuations et contrôle final de la continuité de l'étanchéité et de l'écoulement des eaux.

Cadre normatif

Les règles de l'art

Les textes qui font foi.

  • NF DTU 43.1Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie
  • NF DTU 43.5Réfection des ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses ou inclinées
  • NF DTU 20.12Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité

En images

Le métier en images

  • Terrasse en toiture d'un immeuble ancien : dalles claires, transats en bois et jardinières, au-dessus de l'étanchéité.
  • Terrasse aménagée sur platelage bois : fauteuils en rotin et jardinières, ambiance chaleureuse.
  • Toiture-terrasse végétalisée et terrasse à jardinières d'un bâtiment moderne, vue en plongée.

Un projet de étanchéité ?

Nous relevons l'état sur place et chiffrons l'intervention adaptée. Diagnostic sans engagement.